Vaporesso Armour GS, le mode d'emploi en astuces
La box est chargée, la cartouche remplie, et pourtant rien ne se passe quand vous appuyez sur le bouton. Ou bien la puissance change toute seule dans la poche, ou la première bouffée a un goût de brûlé. Le Vaporesso Armour GS n’a rien de compliqué, mais sa notice tient en quelques lignes serrées, et plusieurs gestes utiles passent inaperçus. Ce guide les reprend dans l’ordre où vous en aurez besoin, de la boîte au dépannage.
Vaporesso Armour GS, l’essentiel du mode d’emploi
Le Vaporesso Armour GS est un pod mod, c’est-à-dire une box compacte qui reçoit une cartouche à la place d’un clearomiseur. Il fonctionne avec un accu 18650 vendu à part, délivre de 5 à 80 W et se recharge par un port USB-C. Cinq pressions sur le bouton en deux secondes l’allument ou l’éteignent, trois pressions ouvrent le menu, et une résistance neuve demande cinq minutes d’attente après le remplissage.
Le tableau rassemble les repères chiffrés du produit.
| Repère | Valeur annoncée |
|---|---|
| Dimensions | 126 x 39 x 28 mm |
| Alimentation | Un accu 18650, non fourni |
| Puissance | De 5 à 80 W |
| Recharge | Port USB-C, 5 V et 2 A |
| Affichage | Écran TFT de 0,96 pouce et bande LED |
| Cartouche du kit | Armour G Series DTL, 5 ml en version standard, 2 ml en version TPD |
| Résistances du kit | GTX mesh 0,15 Ω montée, GTX mesh 0,3 Ω dans la boîte |
La version TPD est celle qui respecte la directive européenne 2014/40/UE, qui limite à 2 ml la contenance des réservoirs. C’est donc la cartouche de 2 ml qui correspond à ce cadre, et non les 5 ml de la version standard.
Premier démarrage, quatre gestes dans l’ordre
Le kit arrive sans accu, avec une résistance déjà montée dans la cartouche. Quatre gestes suffisent pour passer de la boîte à la première bouffée, à condition de n’en sauter aucun.
Choisir et insérer l’accu
Un accu 18650 est une pile rechargeable cylindrique de 18 mm de diamètre et de 65 mm de long. Prenez un modèle de qualité, en bon état, dont la gaine n’est ni fendue ni écaillée, et respectez le sens des pôles à l’insertion. Une gaine abîmée laisse le métal de l’accu à nu, ce qui expose à un court-circuit.
Remplir la cartouche et régler l’air
Le remplissage se fait par le haut, après avoir soulevé le bouchon en silicone qui ferme l’orifice. Remplissez sans dépasser le niveau maximal, refermez, puis reposez la cartouche sur la box, qui la retient par aimant. L’arrivée d’air se trouve en haut de la cartouche et se règle sur quatre niveaux en tournant le top cap. Plus l’air entre, plus la vapeur est diluée et fraîche.
Laisser imbiber cinq minutes
C’est le geste le plus souvent sauté. Après le remplissage d’une résistance neuve, il faut attendre cinq minutes, le temps que son coton s’imprègne entièrement de liquide. Chauffer un coton encore sec l’abîme dès les premières secondes, et le goût de brûlé qui en résulte oblige souvent à changer la résistance.
Allumer et régler la puissance
Cinq pressions rapides sur le bouton, en deux secondes, allument la box. Les touches plus et moins règlent ensuite la puissance. Partez du bas de la plage conseillée pour la résistance montée, soit 60 W pour la 0,15 Ω livrée en place, puis montez par petits paliers.
Le menu de l’Armour GS en trois pressions
Trois pressions sur le bouton ouvrent le menu des réglages. On y trouve sept fonctions, dont deux changent vraiment la façon dont la box se comporte.
Pulse ou Eco
Le mode Pulse délivre une tension constante, pensée pour garder un rendu stable d’une bouffée à l’autre. Le mode Eco correspond au réglage classique en watts. Pulse vide l’accu plus vite, Eco lui donne une meilleure autonomie, un compromis que le fabricant assume. Sur un accu unique, Eco est donc le mode à privilégier quand aucun chargeur n’est à portée.
Smart, la puissance proposée d’office
Activable ou non, la fonction Smart propose d’elle-même une puissance adaptée à la résistance détectée. Elle ne fonctionne qu’avec les résistances de la plateforme GTX, la gamme maison. C’est un bon point de départ pour une résistance neuve, à affiner ensuite selon le liquide.
Les réglages secondaires
Le compteur Puff affiche le nombre de bouffées sur cinq jours et se remet à zéro après confirmation. Noter ce chiffre au moment où le goût d’une résistance commence à faiblir donne un repère concret pour anticiper le changement suivant. Bright règle la luminosité de l’écran et Animate active ou coupe l’animation affichée pendant la vape.
Deux verrous à ne pas confondre sur le Vaporesso Armour GS
La box propose deux façons de bloquer un réglage, et elles ne servent pas à la même chose. Le bouton de verrouillage dédié bloque l’appareil contre les déclenchements involontaires, ce qui sert surtout au transport dans une poche ou un sac. Le verrouillage de puissance, dans le menu, fige seulement la valeur en watts, le bouton de tir et les autres réglages restent accessibles.
L’astuce découle de cette différence. Une fois la bonne puissance trouvée, activez le verrouillage de puissance pour ne plus la dérégler d’un geste maladroit, et gardez le bouton de verrouillage pour les moments où le Vaporesso Armour GS quitte votre main.
Choisir la bonne résistance GTX
La cartouche fournie accepte plusieurs valeurs, chacune avec sa plage de puissance. Le choix se fait d’abord selon le tirage recherché, puis la puissance suit.
Tirage direct ou tirage serré
La cartouche du kit est une version DTL, pour un tirage direct, ample, où la vapeur est inspirée d’un seul trait. Elle reçoit les GTX mesh, des résistances à grille métallique, de 0,15, 0,2, 0,3 et 0,4 Ω. Il existe aussi une cartouche MTL, pour un tirage serré en deux temps, absente de la boîte du GS, qui accepte les GTX de 0,4, 0,6, 0,8 et 1,2 Ω.
| Résistance GTX mesh | Plage conseillée |
|---|---|
| 0,15 Ω | 60 à 75 W |
| 0,2 Ω | 45 à 60 W |
| 0,3 Ω | 32 à 45 W |
| 0,4 Ω | 26 à 32 W |
| 0,6 Ω | 20 à 26 W |
| 0,8 Ω | 12 à 16 W |
| 1,2 Ω | 8 à 12 W |
Les deux dernières lignes manquent dans la notice comme dans les principaux tests publiés. C’est la fiche produit de Vaporesso qui les donne, de 12 à 16 W pour la 0,8 Ω et de 8 à 12 W pour la 1,2 Ω. Avec ces résistances, la puissance utile tombe donc bien en dessous de celle de la 0,15 Ω d’origine.
Accorder le liquide à la résistance
Les deux résistances du kit sont subohm, c’est-à-dire inférieures à 1 ohm. Elles consomment beaucoup de liquide et demandent un e-liquide riche en glycérine végétale. Notre point sur le ratio 70/30 explique ce que ce dosage change, et notre guide pour choisir sa base e liquide aide à trouver le bon équilibre selon la résistance.
Quand la box refuse de vaper, six protections à connaître
Une box qui ne chauffe pas n’est pas forcément en panne. La notice de l’Armour GS liste six protections qui coupent volontairement la chauffe.
- Tension trop élevée sur l’entrée USB pendant la charge.
- Accu trop faible.
- Cartouche non détectée.
- Court-circuit.
- Pression continue sur le bouton au-delà de 10 secondes.
- Surchauffe de la carte électronique.
Quatre d’entre elles se règlent en un geste. Si la cartouche n’est pas détectée, retirez-la, essuyez ses contacts et ceux de la box avec un papier sec, puis reposez-la. Après une pression trop longue, relâchez simplement le bouton, la coupure à 10 secondes est une sécurité et non un défaut. Avec un accu faible, rechargez-le ou remplacez-le. En cas de court-circuit, changez d’abord de résistance, la logique décrite dans notre guide de l’atomizer short Geekvape vaut aussi pour cette box.
Recharger, voyager et ranger la box
La recharge passe par le port USB-C, l’écran affichant alors le niveau de l’accu. Restez à proximité pendant la charge, dans une pièce entre 10 et 40 °C, et éteignez l’appareil quand il ne sert pas. En avion ou lors d’un fort changement de pression, rangez la cartouche et l’accu séparément.
FAQ
Les questions qui suivent reprennent celles que les vapoteurs posent le plus souvent sur ce kit.
Que contient la boîte du kit Armour GS ?
La box, une cartouche DTL, une résistance GTX de 0,15 Ω déjà montée, une seconde de 0,3 Ω, un câble USB-C, la notice et la carte de garantie. L’accu 18650 n’est pas inclus, il faut le prévoir avant la première utilisation.
Que disent les avis publiés sur l’Armour GS ?
Les tests publiés en français saluent la prise en main, le remplissage par le haut et l’interface. Un comparateur range en revanche la taille, le poids et la recharge parmi ses points faibles.
Pourquoi l’Armour GS crépite-t-il ?
Un léger grésillement est normal sur une résistance mesh poussée. Un crépitement fort, avec des projections, signale en général du liquide en excès dans la cheminée, souvent après un remplissage trop plein. Retirez la cartouche, essuyez-la et vérifiez le niveau.
Pourquoi aspire-t-on du liquide avec ce pod ?
La résistance est probablement noyée. Des aspirations fortes à vide, ou une puissance trop basse pour une 0,15 Ω, laissent le liquide s’accumuler au lieu d’être vaporisé. Remontez dans la plage conseillée et tirez plus doucement.
Qu’est-ce qu’un dry hit et comment l’éviter ?
C’est la bouffée âcre d’un coton qui chauffe sans assez de liquide. Sur ce kit, il survient surtout quand le niveau de la cartouche descend trop bas ou quand la puissance dépasse la plage de la résistance. Rechargez la cartouche avant qu’elle soit vide.
Vaporesso Armour GS, les bons réflexes à retenir
Cinq pressions pour allumer, trois pour le menu, cinq minutes d’attente après chaque remplissage d’une résistance neuve, et un verrouillage de puissance une fois le bon réglage trouvé. Ces quatre réflexes couvrent l’essentiel de la prise en main.
Pour le reste, le Vaporesso Armour GS parle par ses protections. Une box muette signale presque toujours un accu faible, une cartouche mal posée ou une pression trop longue, rarement une panne. Ces repères valent pour la plupart des pod mods réglables, et une notice relue avec méthode fait souvent gagner plus de temps qu’un nouvel achat.
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Cet article a un but purement informatif et ne constitue pas une recommandation d’achat. La vape est réservée aux adultes. Les produits du vapotage peuvent contenir de la nicotine, une substance qui crée une dépendance.